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Certificats d'économies d'énergie : pourquoi aucun montant n'est publié ici

Le simulateur public de l'État indique lui-même que ses données CEE ne sont plus à jour. Le principe, les conditions, le cumul, et ce qui reste vérifiable.

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État du barème

Vérifié le 29 août 2026

À revérifier avant le 31 octobre 2026

Aucun montant périmé sur cette page

Ce qui peut bouger

Entrée en vigueur le 01/09/2026, soit 3 jours après la vérification. Le barème par geste (mpr-geste-bareme) devient largement caduc à cette date.

Le service public reconnaît que ses propres informations CEE ne sont plus à jour. Aucun montant CEE ne doit être publié.

La réouverture du guichet Anah dépend de la loi de finances 2026.

Par Francis Lacoustette · 7 septembre 2026 · faits vérifiés le 29 août 2026

Sur cette page, vous ne trouverez pas de montant de prime. Ce n'est pas un oubli, et l'explication vaut mieux qu'un chiffre approximatif.

Ce que dit le simulateur officiel

Le simulateur public mesaides.france-renov.gouv.fr affiche, sur sa page consacrée aux aides à la rénovation, un avertissement de sa propre rédaction : à la suite de plusieurs évolutions du dispositif de financement par les certificats d'économies d'énergie, les informations et les simulations relatives à cette aide ne sont plus à jour.

Relevé le 29 août 2026.

Quand un simulateur d'État écrit que ses propres résultats sont périmés, il y a deux attitudes possibles. Recopier quand même les derniers chiffres connus, avec un titre en 2026 pour rassurer le lecteur. Ou dire ce qu'il en est et renvoyer là où l'information est fiable.

C'est la seconde qui est appliquée ici, et pas seulement sur les CEE. La règle de ce site est qu'un chiffre publié porte sa valeur, sa source nommée, l'adresse de la page consultée, la date à laquelle cette page a été vérifiée par son éditeur, et la date à laquelle nous l'avons relevée. Un montant CEE ne peut satisfaire aucune de ces conditions aujourd'hui.

Le principe du dispositif

Les certificats d'économies d'énergie ne sont pas une subvention publique. C'est une obligation légale imposée aux fournisseurs d'énergie, appelés les obligés : électricité, gaz, fioul, carburants. L'État leur fixe un volume d'économies d'énergie à faire réaliser sur une période donnée. Pour l'atteindre, ils financent des travaux chez les particuliers et les entreprises, et ils reçoivent en échange des certificats qui prouvent leur contribution.

Concrètement, pour le particulier, la prime est versée par un fournisseur d'énergie ou par un intermédiaire mandaté, pas par l'administration. Le montant dépend du volume d'économies généré par l'opération, exprimé en kilowattheures cumulés actualisés, et du cours de ces certificats, qui varie.

C'est cette double variable qui explique l'instabilité. Un barème CEE n'est pas un barème réglementaire fixe comme celui de MaPrimeRénov' : c'est le produit d'un calcul technique et d'un prix de marché.

Ce qui reste solide et vérifiable

Deux éléments du dispositif sont publiés et stables.

La liste des opérations standardisées. Le secteur résidentiel compte environ soixante fiches d'opérations standardisées : isolation des combles, des murs, des planchers, remplacement de menuiseries, chaudières, pompes à chaleur, régulation, ventilation, et d'autres. Chaque fiche définit précisément l'ouvrage, ses caractéristiques minimales et le forfait d'économies retenu.

L'ancienneté minimale du logement, fixée à deux ans.

Source : service-public.fr fiche F35584, vérifiée le 29 août 2026.

S'y ajoute une règle de cumul interne : une seule prime par type de travaux, mais plusieurs primes possibles pour des travaux différents dans un même logement.

Le cumul avec MaPrimeRénov'

Les deux dispositifs se cumulent, avec un écrêtement du total en part de la dépense.

ConfigurationLignes : 3Unité : pourcentage
Catégorie de ressourcesÉcrêtement du cumul MaPrimeRénov' + CEE
Très modestes90 %
Modestes75 %
Intermédiaires60 %

Source : guide des aides financières 2026 de l'Anah, vérifié le 29 août 2026.

Une exception importante en rénovation d'ampleur : l'Anah demande les certificats à la place du ménage et les intègre au calcul de la prime. Le ménage s'engage en contrepartie à ne pas faire de demande CEE personnelle. Source : service-public.fr F35083, vérifiée le 29 août 2026.

Cette exception est la source d'un conflit très concret. Un particulier engagé dans un dossier de rénovation d'ampleur qui signe par ailleurs, avec un fournisseur d'énergie, une demande de prime CEE sur l'un des lots, se met en contradiction avec son engagement. Le démarchage CEE étant ce qu'il est, ce cas se produit régulièrement.

L'ordre des signatures, qui décide de tout

Sur les CEE, l'ordre chronologique est éliminatoire, et il est différent de celui de MaPrimeRénov'.

La demande de prime doit être engagée avant la signature du devis. Pas avant les travaux : avant le devis. L'obligé doit pouvoir démontrer que son offre a été déterminante dans la décision du client, ce qu'on appelle le rôle actif et incitatif. Un devis signé le lundi et une demande de prime déposée le mardi ne donnent droit à rien.

C'est la cause de rejet la plus fréquente, de loin. Elle est irrattrapable, et elle ne se voit qu'au moment du refus.

L'ordre correct est donc : identifier l'obligé ou le mandataire, accepter son offre de prime, puis signer le devis de l'entreprise, puis faire les travaux, puis transmettre la facture et l'attestation sur l'honneur signée par le client et par l'entreprise.

Ce qu'il faut vérifier chez l'entreprise

L'entreprise doit être qualifiée RGE dans le domaine concerné, et la qualification doit être en cours de validité à la date de signature du devis. Une attestation valable au moment de la visite mais expirée à la signature fait tomber le dossier.

Elle doit aussi accepter de signer l'attestation sur l'honneur du dossier CEE, qui engage sa responsabilité sur les caractéristiques des matériaux posés. Certaines refusent, notamment sur les fiches où les exigences techniques sont élevées. Il vaut mieux le savoir avant.

Le devis doit faire apparaître les caractéristiques exigées par la fiche d'opération standardisée : résistance thermique de l'isolant et surface pour une isolation, coefficient de performance et référence pour une pompe à chaleur, coefficient de transmission thermique pour une menuiserie. Un devis en forfait global ne permet pas d'instruire.

Le démarchage, et ce qu'il faut en penser

Le dispositif CEE a produit, depuis une dizaine d'années, un écosystème de démarchage téléphonique et de porte-à-porte dont la réputation n'est plus à faire. Les offres à un euro ont laissé des traces, y compris dans le rayon couvert par ce site.

Je ne porte de jugement sur personne et je ne nomme aucune entreprise. Je signale simplement trois points de méthode, tirés de dossiers que j'ai vus.

Une prime annoncée au téléphone, avant toute visite et avant tout relevé, est une prime dont le montant n'a pas été calculé. Le volume d'économies dépend de la surface, de la zone climatique et des caractéristiques de l'existant.

Un devis dont la ligne « prime déduite » apparaît en négatif avant que le dossier ne soit accepté fait porter au client le risque du refus. Si la prime n'arrive pas, la facture, elle, reste due.

Enfin, une entreprise qui insiste pour démarrer le chantier avant la fin des formalités administratives fait courir un risque qui ne pèse pas sur elle.

Où obtenir un montant fiable aujourd'hui

Trois sources, dans l'ordre d'utilité.

L'espace conseil France Rénov' du secteur, gratuit et indépendant, qui connaît l'état réel du dispositif et les acteurs qui opèrent localement. Pour l'agglomération paloise, l'accueil se fait à la Maison de l'habitat et du patrimoine.

Les fournisseurs d'énergie eux-mêmes, qui publient leurs propres barèmes et sont tenus par leur offre une fois celle-ci acceptée.

La fiche service-public.fr F35584 pour le cadre général, les conditions et le fonctionnement.

Ce site publiera un montant CEE le jour où une source publique, datée et à jour en publiera un. Pas avant.

Ce que cette page dit du reste

Le cas des CEE illustre un problème plus large, qui est le sujet de fond de la partie aides de ce site.

Les requêtes sur les aides à la rénovation sont dominées, dans les moteurs, par les sites de l'État d'un côté et par des plateformes commerciales de l'autre. Les premières sont exactes mais désynchronisées entre elles, comme le montre la contradiction en cours sur MaPrimeRénov'. Les secondes recopient, ajoutent l'année en cours dans le titre, et ne datent rien.

Un lecteur qui cherche un montant en trouve donc toujours un. Le fait qu'il soit périmé ne se voit pas, parce que rien sur la page ne porte de date. C'est exactement ce que ce site essaie de ne pas faire, quitte à publier une page qui commence par expliquer pourquoi elle ne donne pas le chiffre attendu.

Comment fonctionne le calcul, sans donner de chiffre

Comprendre la mécanique permet de juger une offre même sans barème publié.

Chaque opération standardisée correspond à une fiche, identifiée par un code, qui définit l'ouvrage, ses caractéristiques minimales et un forfait d'économies d'énergie exprimé en kilowattheures cumulés actualisés. Ce forfait dépend souvent de la zone climatique et de la surface traitée.

Le volume de certificats généré par un chantier est donc calculable : c'est le forfait de la fiche, appliqué à la quantité, corrigé de la zone. Ce que l'on ne peut pas connaître à l'avance, c'est le prix auquel l'obligé valorise ce volume, qui dépend d'un marché.

Deux offres pour le même chantier peuvent donc différer sans que l'une soit fausse : elles n'appliquent pas la même valorisation. C'est une raison sérieuse de demander plusieurs offres, exactement comme pour un devis de travaux.

Le rôle actif et incitatif, et pourquoi il fait tomber les dossiers

L'obligé doit pouvoir démontrer que son offre a été déterminante dans la décision du client. C'est ce qu'on appelle le rôle actif et incitatif, et c'est ce qui impose l'ordre chronologique.

La conséquence est brutale : la demande de prime doit être engagée avant la signature du devis. Pas avant les travaux, avant le devis. Un devis signé le lundi et une demande de prime déposée le mardi ne donnent droit à rien.

C'est la cause de rejet la plus fréquente, elle est irrattrapable, et elle ne se découvre qu'au moment du refus, une fois les travaux payés.

L'ordre correct : identifier l'obligé ou son mandataire, accepter son offre par écrit, signer le devis de l'entreprise, faire exécuter, puis transmettre la facture et l'attestation sur l'honneur signée par le client et par l'entreprise.

Ce que l'entreprise doit accepter de faire

L'attestation sur l'honneur du dossier CEE engage l'entreprise sur les caractéristiques des matériaux et équipements posés. Certaines refusent de la signer, notamment sur les fiches aux exigences techniques élevées ou lorsqu'elles ne maîtrisent pas la provenance de la fourniture.

Le devis, lui, doit faire apparaître les caractéristiques exigées par la fiche : résistance thermique et surface pour une isolation, efficacité énergétique saisonnière et référence pour un générateur, coefficient de transmission thermique pour une menuiserie. Un devis en forfait global ne permet pas d'instruire.

Et la qualification RGE doit être en cours de validité à la date de signature du devis, sur le domaine concerné. Une attestation valable lors de la visite mais expirée à la signature fait tomber le dossier.

Les coups de fil, et ce qu'ils valent

Le dispositif a produit, depuis une dizaine d'années, un écosystème de démarchage dont la réputation n'est plus à faire. Le rayon couvert par ce site n'y a pas échappé.

Je ne nomme personne et je ne porte de jugement sur aucune entreprise. Trois observations de méthode, tirées de dossiers que j'ai vus.

Une prime annoncée au téléphone, avant toute visite et avant tout relevé, est une prime dont le montant n'a pas été calculé : le volume d'économies dépend de la surface, de la zone climatique et des caractéristiques de l'existant.

Un devis dont la ligne « prime déduite » apparaît en négatif avant acceptation du dossier fait porter au client le risque du refus. Si la prime n'arrive pas, la facture reste due en totalité.

Une insistance à démarrer avant la fin des formalités fait courir un risque qui ne pèse pas sur celui qui insiste.

La bonne question à poser à un obligé

Trois questions suffisent à qualifier une offre.

Quelle fiche d'opération standardisée s'applique à mon chantier, et quel volume de certificats génère-t-il compte tenu de ma surface et de ma zone ?

À quel moment précis dois-je accepter votre offre par rapport à la signature du devis de l'entreprise ?

Sous quel délai la prime est-elle versée après réception de la facture, et sous quelle forme ?

Un interlocuteur qui répond aux trois travaille correctement. Un interlocuteur qui répond à la première par un montant sans mentionner la fiche répond à côté.

Le cas de la rénovation d'ampleur

En rénovation d'ampleur, l'Anah demande les certificats à la place du ménage et les intègre au calcul de la prime, le ménage s'engageant à ne pas faire de demande personnelle. Source : service-public.fr fiche F35083, vérifiée le 29 août 2026.

Cette règle crée un conflit très concret avec le démarchage. Un particulier engagé dans un parcours d'ampleur qui accepte par ailleurs une offre CEE sur l'un des lots se met en contradiction avec son engagement, et le dossier peut en pâtir.

La règle pratique : dans un parcours d'ampleur, on n'accepte aucune offre CEE sans en parler d'abord à l'accompagnateur et au conseiller France Rénov'.

Ce que ce site fera le jour venu

Une page de barème CEE sera publiée ici quand une source publique, datée et à jour en publiera un, avec le nom de la source, l'adresse de la page et sa date de vérification, comme pour tous les autres chiffres du site.

En attendant, l'entrée utile est l'espace conseil France Rénov' du secteur, gratuit et indépendant, qui connaît l'état réel du dispositif et les acteurs qui opèrent localement. Pour l'agglomération paloise, l'accueil se fait à la Maison de l'habitat et du patrimoine ; ailleurs dans le rayon, la plateforme départementale oriente vers le point conseil compétent.

Vérifier ce que vous avez retenu

Quatre questions sur ce qui reste vérifiable dans le dispositif CEE, et sur ce qui ne l’est plus. Rien n’est enregistré et rien n’est envoyé : les réponses restent dans votre navigateur.

  1. Pourquoi ce site ne publie-t-il aucun montant de prime CEE ?

  2. Le dispositif CEE lui-même a-t-il disparu ?

  3. Quel est l’écrêtement du cumul MaPrimeRénov’ + CEE pour un ménage modeste ?

  4. En rénovation d’ampleur, qui demande les certificats ?

Ce questionnaire a besoin de JavaScript pour vous répondre. Sans lui, chaque réponse se trouve dans le passage de l’article indiqué au-dessus de la question.

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Chaque repère ouvre l'assistant dans un nouvel onglet, avec une demande déjà écrite : relever les chiffres, leurs sources et leurs dates.

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