MaPrimeRénov' Copropriété : taux, plafonds et financement de l'AMO
30 % pour un gain de 35 %, 45 % pour un gain de 50 %, plafond de 25 000 € par logement. Le barème publié et le financement de l'assistance à maîtrise d'ouvrage.
Décrivez vos travaux
Gratuit, sans engagement. Les artisans du secteur vous rappellent.
Vérifié le 27 août 2026
À revérifier avant le 31 octobre 2026
Aucun montant périmé sur cette page
Deux sources officielles de l’État se contredisent
economie.gouv.fr
Mise à jour le 28.08.2026
Relevé le 29.08.2026
Cinq gestes éligibles à compter du 1er septembre 2026. L'isolation et la ventilation n'y figurent plus.
service-public.fr — fiche F35083
Mise à jour le 19.06.2026
Relevé le 29.08.2026
Liste encore l'isolation des rampants, la toiture-terrasse, le simple vitrage et la VMC double flux, avec leur barème.
Aucune des deux n'est présentée ici comme la bonne. Le barème publié sur cette page est celui d'economie.gouv.fr, parce qu'il est postérieur et qu'il annonce une entrée en vigueur datée. La règle qui s'applique est celle du texte en vigueur à la date de dépôt du dossier, pas celle de la page consultée.
Par Francis Lacoustette · 29 septembre 2026 · faits vérifiés le 27 août 2026
Une copropriété ne relève pas du même dispositif qu'une maison individuelle. L'aide est demandée par le syndicat des copropriétaires, elle porte sur les parties communes, et elle se vote en assemblée générale.
Le barème
| Gain de performance énergétique | Taux | Plafond par logement |
|---|---|---|
| Au moins 35 % | 30 % | 25 000 € |
| Au moins 50 % | 45 % | 25 000 € |
Source : guide des aides financières 2026 de l'Anah, vérifié le 29 août 2026.
Le plafond s'entend par logement, ce qui donne une enveloppe proportionnelle à la taille de la copropriété. Sur un immeuble de vingt-quatre logements, l'assiette maximale atteint 600 000 euros.
Le financement de l'assistance à maîtrise d'ouvrage
Un projet de rénovation en copropriété suppose une assistance à maîtrise d'ouvrage. Elle est financée.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Taux de prise en charge | 50 % |
| Plafond par logement | 600 € HT |
| Plafond par logement si moins de 20 logements | 1 000 € HT |
| Plancher | 3 000 € |
Échelle commune à toutes les lignes, calée sur la valeur la plus élevée du tableau. Une seule teinte, plusieurs clartés : les colonnes sont ordonnées, pas catégorielles. Chaque barre porte sa valeur et son nom.
Source : guide des aides financières 2026 de l'Anah, vérifié le 29 août 2026.
Le plancher de 3 000 euros protège les petites copropriétés : sur un immeuble de six logements, 50 % de 1 000 euros par logement donnerait 3 000 euros, ce qui correspond exactement au plancher.
Le calendrier réel d'un dossier de copropriété
C'est là que les projets meurent, et pas sur le barème.
Un dossier de copropriété passe par un audit énergétique voté en assemblée générale, un choix d'assistant à maîtrise d'ouvrage voté, un scénario de travaux voté, un plan de financement voté, puis les travaux. Chaque étape suppose une assemblée générale, et une assemblée générale ordinaire se tient une fois par an.
Entre la première discussion et le premier coup de pioche, deux à quatre ans est une durée normale. Ce n'est pas de la lenteur administrative, c'est le rythme de la décision collective.
Deux conséquences pratiques. La première : les devis obtenus au moment du vote ne sont plus valables au moment du démarrage, et les prix des matériaux ont bougé entre-temps. La seconde : le barème d'aide lui-même peut avoir changé, comme il vient de le faire sur le parcours par geste au 1er septembre 2026.
Un plan de financement voté sur un barème et exécuté sur un autre, c'est un appel de fonds complémentaire.
Ce que les copropriétaires doivent regarder
Le quorum et la majorité applicables au vote, qui ne sont pas les mêmes selon la nature des travaux.
La répartition des charges de travaux, qui suit les tantièmes et non la surface. Un copropriétaire de rez-de-chaussée participe à l'isolation de la toiture.
Le fonds de travaux, obligatoire, et ce qu'il couvre déjà.
Les aides individuelles que chaque copropriétaire peut mobiliser en complément sur ses parties privatives, qui ne se confondent pas avec l'aide collective.
L'existence éventuelle d'une aide locale, qui sur l'agglomération paloise n'est pas publiée en ligne et se demande au guichet. Voir les aides à la rénovation dans l'agglomération de Pau.
Ce qui se chiffre mal, en copropriété
Une remarque de chiffrage, sur ce qui déborde le plus souvent.
L'installation de chantier. Sur un immeuble, l'échafaudage, la protection des accès, la gestion des livraisons et le maintien de la circulation des habitants représentent un poste que personne ne regarde et qui pèse davantage que sur une maison individuelle.
Les parties communes intérieures. Une isolation par l'extérieur ne touche pas aux cages d'escalier, mais un changement de menuiseries en parties communes suppose des reprises d'enduit, de peinture et parfois de sol dans les circulations.
Les balcons. Sur un immeuble des années 1960 ou 1970, les balcons sont des ponts thermiques majeurs, et leur traitement en isolation par l'extérieur est techniquement lourd. Un audit qui ne les traite pas produit un scénario dont le gain de classes ne sera pas atteint.
Le cumul
L'aide collective se cumule avec les certificats d'économies d'énergie, avec les aides des collectivités, et avec la TVA à taux réduit sur les travaux de rénovation énergétique éligibles, le bâtiment devant être achevé depuis plus de deux ans.
Les règles d'écrêtement s'appliquent au total des aides perçues. Elles sont détaillées dans le guide sur le cumul des aides.
Où vérifier
Le guide des aides financières 2026 de l'Anah, édition de février 2026, est la source de référence pour ce dispositif. Le conseiller France Rénov' et l'assistant à maîtrise d'ouvrage sont les deux interlocuteurs du syndic sur le montage.
Un point de calendrier à ne pas négliger : la réouverture du guichet de l'Anah était conditionnée à la promulgation de la loi de finances 2026, avec des dossiers en attente depuis fin 2025. Sur un projet de copropriété, dont le calendrier se compte en années, cette incertitude se vérifie avant de voter un plan de financement.
Le parcours d'un projet, étape par étape
Il se compte en années, et chaque étape suppose un vote.
Le repérage. Un conseil syndical, un syndic ou un copropriétaire identifie un besoin : charges de chauffage élevées, façade dégradée, obligation réglementaire à venir.
Le vote de l'audit. L'audit énergétique établit l'état du bâtiment et propose des scénarios chiffrés avec leur gain de performance.
Le vote de l'assistant à maîtrise d'ouvrage. Il est financé à 50 % dans la limite de 600 euros hors taxes par logement, portée à 1 000 euros pour les copropriétés de moins de vingt logements, avec un plancher de 3 000 euros.
Le vote du scénario et du plan de financement. C'est l'assemblée décisive, et celle où les projets échouent le plus souvent.
La consultation des entreprises et le vote des marchés.
Les travaux, puis la réception.
Source des taux et plafonds : guide des aides financières 2026 de l'Anah, vérifié le 29 août 2026.
Entre la première discussion et le premier coup de pioche, deux à quatre ans est une durée normale. Ce n'est pas de la lenteur administrative : c'est le rythme de la décision collective, une assemblée générale ordinaire se tenant une fois par an.
Le risque de calendrier, et comment il se matérialise
Deux choses bougent entre le vote et l'exécution.
Les prix. Les devis obtenus au moment du vote ne sont plus valables au moment du démarrage, et les entreprises ne sont plus disponibles. Un plan de financement voté sur des devis de dix-huit mois donne lieu à un appel de fonds complémentaire.
Les barèmes. Le dispositif national évolue, comme il vient de le faire au 1er septembre 2026 sur le parcours par geste. Un plan de financement voté sur un barème et exécuté sur un autre déséquilibre l'opération.
La parade tient en deux clauses : une durée de validité explicite sur les devis, avec une clause de révision indexée et bornée, et un vote qui prévoit une marge de dépassement au-delà de laquelle une nouvelle assemblée est requise.
La répartition des charges, source de blocage
Les travaux sur parties communes se répartissent selon les tantièmes, pas selon la surface ni selon le bénéfice individuel.
Un copropriétaire de rez-de-chaussée participe à l'isolation de la toiture. Un copropriétaire de dernier étage participe à la réfection du hall. C'est le principe, et il est régulièrement mal vécu.
Ce qui aide, quand un projet énergétique est en discussion : présenter, à côté du coût par lot, l'estimation de l'économie de charges par lot. Un audit sérieux le permet, et c'est ce qui transforme une dépense en investissement dans l'esprit d'une assemblée.
Les aides individuelles, à côté de l'aide collective
Chaque copropriétaire peut par ailleurs mobiliser des aides sur ses parties privatives : menuiseries, système de chauffage individuel, ventilation.
Ces aides individuelles ne se confondent pas avec l'aide collective, elles suivent les règles du parcours par geste ou de la rénovation d'ampleur, et elles supposent que les travaux privatifs soient éligibles.
Un montage fréquent : la copropriété isole par l'extérieur, chaque copropriétaire change ses menuiseries en même temps pour profiter de l'échafaudage. La coordination des deux calendriers est un exercice difficile et elle relève de l'assistant à maîtrise d'ouvrage.
Ce qui se chiffre mal sur un immeuble
Une remarque de chiffrage, sur ce qui déborde le plus.
L'installation de chantier. Échafaudage sur plusieurs niveaux, protection des accès, gestion des livraisons, maintien de la circulation des habitants, autorisation d'occupation du domaine public. Sur un immeuble de centre-ville, c'est un poste majeur.
Les balcons. Sur les immeubles des années 1960 et 1970, très présents à Pau et à Tarbes, ils constituent des ponts thermiques importants et leur traitement en isolation par l'extérieur est techniquement lourd. Un audit qui les ignore produit un scénario dont le gain ne sera pas atteint.
Les parties communes intérieures. Un changement de menuiseries en parties communes suppose des reprises d'enduit, de peinture et parfois de sol dans les circulations.
Les réseaux collectifs. Colonnes d'eau, d'évacuation et de gaz, souvent d'origine, dont l'état se révèle à l'ouverture.
Le cumul et l'écrêtement
L'aide collective se cumule avec les certificats d'économies d'énergie, avec les aides des collectivités et avec la TVA à taux réduit sur les travaux de rénovation énergétique éligibles, le bâtiment devant être achevé depuis plus de deux ans.
Un éco-prêt à taux zéro collectif existe également, souscrit par le syndicat des copropriétaires, chaque copropriétaire y participant à hauteur de sa quote-part.
Les règles d'écrêtement s'appliquent au total des aides perçues. Voir le cumul des aides et l'éco-PTZ.
Le point de calendrier à vérifier
La réouverture du guichet de l'Anah était conditionnée à la promulgation de la loi de finances 2026, avec des dossiers en attente depuis fin 2025. Source : guide des aides financières 2026 de l'Anah, vérifié le 29 août 2026.
Sur un projet de copropriété, dont le calendrier se compte en années, cette incertitude se vérifie avant de voter un plan de financement, et non après.
Dépouiller ce guide avec un assistant
Chaque repère ouvre l'assistant dans un nouvel onglet, avec une demande déjà écrite : relever les chiffres, leurs sources et leurs dates.
À lire ensuite
Sur le même axe éditorial.