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Éco-prêt à taux zéro : conditions et montants au 29 août 2026

Sans condition de ressources, jusqu'à 50 000 € remboursables sur vingt ans. Le barème complet, les conditions d'accès et ce que la banque vérifie vraiment.

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État du barème

Vérifié le 29 août 2026

À revérifier avant le 31 octobre 2026

Aucun montant périmé sur cette page

Ce qui peut bouger

Entrée en vigueur le 01/09/2026, soit 3 jours après la vérification. Le barème par geste (mpr-geste-bareme) devient largement caduc à cette date.

Le service public reconnaît que ses propres informations CEE ne sont plus à jour. Aucun montant CEE ne doit être publié.

La réouverture du guichet Anah dépend de la loi de finances 2026.

Par Francis Lacoustette · 7 septembre 2026 · faits vérifiés le 29 août 2026

L'éco-prêt à taux zéro est le dispositif le moins commenté et l'un des plus utiles, surtout depuis que le parcours par geste de MaPrimeRénov' s'est réduit à cinq travaux. Il n'est soumis à aucune condition de ressources, ce qui en fait la seule aide accessible aux ménages classés dans la catégorie des ressources supérieures.

Les montants

ConfigurationLignes : 6Unité : euros
Nature des travauxMontant maximal
Une seule action portant sur des parois vitrées7 000 €
Une seule action, autre nature15 000 €
Lot de 2 travaux25 000 €
Lot de 3 travaux ou plus30 000 €
Performance globale50 000 €
Assainissement non collectif10 000 €

Source : service-public.fr fiche F19905, vérifiée le 29 août 2026.

La durée de remboursement

Quinze ans dans le cas général. Vingt ans pour le prêt de 50 000 euros en performance globale.

Source : service-public.fr F19905, vérifiée le 29 août 2026.

Le prêt est à taux zéro pour l'emprunteur : l'État compense l'établissement bancaire. Il n'y a ni intérêts, ni frais de dossier, ni frais d'expertise à la charge de l'emprunteur.

Les conditions d'accès

ConditionValeur
Ancienneté minimale du logement2 ans
Usagerésidence principale
Conditions de ressourcesaucune
ProfessionnelRGE obligatoire
Délai de réalisation des travaux3 ans

Source : service-public.fr F19905, vérifiée le 29 août 2026.

En cas de mise en location, le logement doit être loué dans les six mois suivant la fin des travaux.

Deux différences notables avec MaPrimeRénov'. L'ancienneté exigée est de deux ans et non de quinze : un logement de 2020 est éligible à l'éco-PTZ et pas au parcours par geste. Et il n'y a aucun plafond de ressources, ce qui ouvre le dispositif à des ménages exclus de MaPrimeRénov'.

Ce que la banque vérifie

L'éco-PTZ est distribué par les établissements bancaires ayant signé une convention avec l'État. Un point que les gens découvrent souvent tard : c'est un prêt, pas une subvention. La banque instruit la demande comme un crédit.

Elle vérifie donc la capacité de remboursement, le taux d'endettement, la stabilité des revenus, et elle peut refuser. Un ménage en fin de remboursement d'un crédit immobilier avec un reste à vivre serré peut se voir opposer un refus, quelle que soit son éligibilité au dispositif.

Elle vérifie aussi le formulaire type dûment rempli par les entreprises, avec les caractéristiques techniques des matériaux et équipements, et l'attestation RGE de chaque entreprise sur le lot concerné.

Ce formulaire est la pièce qui bloque. Il est technique, il doit être rempli par l'entreprise et non par le client, et beaucoup de petites entreprises ne l'ont jamais rempli. Il vaut mieux poser la question avant de signer le devis : « avez-vous déjà rempli un formulaire éco-PTZ ». La réponse renseigne.

Le cumul avec MaPrimeRénov'

L'éco-PTZ se cumule avec MaPrimeRénov', parcours par geste comme rénovation d'ampleur. C'est même le montage le plus courant : la prime réduit le montant, le prêt finance ce qui reste sans intérêts.

Un cas fréquent depuis septembre 2026 : une isolation de combles, sortie du parcours par geste, financée intégralement par l'éco-PTZ, avec une TVA à 5,5 % sur les prestations éligibles. Le reste à charge existe, mais il est étalé sur quinze ans sans intérêts.

Le piège des trois ans

Les travaux doivent être réalisés dans les trois ans suivant l'octroi du prêt. Sur un projet en plusieurs phases, ce délai se consomme vite : une isolation en année 1, un changement de chauffage en année 2, des menuiseries en année 3, avec des entreprises qui ont chacune leurs délais.

Passé le délai, la banque peut exiger le remboursement anticipé de la part non justifiée. C'est écrit dans le contrat, et ça s'applique.

Le conseil de méthode, si j'en donne un : demander le prêt quand les devis sont signés et les entreprises engagées sur des dates, pas quand le projet est encore à l'état d'intention.

Le prêt complémentaire

Un second éco-PTZ peut être demandé pour financer d'autres travaux dans le même logement, sous conditions de délai et de cumul. Le dispositif est ouvert jusqu'au 31 décembre 2027, avec un délai de cinq ans après le premier prêt et un cumul plafonné à 50 000 euros.

Source : service-public.fr F19905, vérifiée le 29 août 2026. Détail : l'éco-PTZ complémentaire.

Où vérifier

La fiche de référence est service-public.fr F19905. Les établissements distributeurs sont conventionnés, et tous ne proposent pas le produit avec le même empressement : il n'est pas rémunérateur pour eux.

Le conseiller France Rénov' du secteur connaît les banques qui le distribuent réellement sur le territoire. C'est une information locale, elle ne se trouve nulle part en ligne, et c'est exactement le genre de renseignement qui justifie un rendez-vous gratuit.

Les travaux éligibles, par famille

L'éco-prêt à taux zéro ne finance pas n'importe quels travaux. La liste est fixée par le texte et elle se lit sur la fiche officielle ; en voici les grandes familles, telles qu'elles apparaissent dans le dispositif.

L'isolation thermique des toitures, des murs donnant sur l'extérieur, des planchers bas sur sous-sol, vide sanitaire ou passage ouvert.

Le remplacement des parois vitrées et des portes donnant sur l'extérieur, avec la catégorie propre qui plafonne l'action isolée à 7 000 euros.

L'installation, la régulation ou le remplacement d'un système de chauffage ou d'une production d'eau chaude sanitaire.

L'installation d'un équipement utilisant une source d'énergie renouvelable.

Et, à part, la réhabilitation d'une installation d'assainissement non collectif par un dispositif ne consommant pas d'énergie, plafonnée à 10 000 euros.

Le point qui compte pour un dossier : chaque action doit respecter des caractéristiques techniques minimales, définies par arrêté, et c'est l'entreprise qui les atteste sur le formulaire type. Un matériau qui n'atteint pas la performance exigée rend l'action inéligible, même si le chantier est parfaitement exécuté.

Le formulaire type, pièce qui bloque

C'est le document central du dossier, et c'est celui qui coince.

Il existe en deux temps : un formulaire de devis, rempli avant travaux, et un formulaire de facture, rempli après. Les deux sont remplis par les entreprises, pas par le client, et chaque entreprise intervenant sur une action éligible remplit le sien.

Il demande des caractéristiques précises : la résistance thermique et la surface pour une isolation, le coefficient de transmission thermique pour une menuiserie, l'efficacité énergétique saisonnière et la référence pour un générateur.

Beaucoup de petites entreprises ne l'ont jamais rempli. La question à poser avant de signer le devis est directe : avez-vous déjà rempli un formulaire éco-PTZ, et acceptez-vous de le faire. Une réponse évasive à ce stade annonce un dossier bloqué trois mois plus tard.

Le cumul, dans le bon ordre

L'éco-PTZ se cumule avec MaPrimeRénov', avec les certificats d'économies d'énergie, avec la TVA à taux réduit et avec les aides des collectivités. Il n'entre pas dans le calcul de l'écrêtement des aides, puisque c'est un prêt et non une subvention.

L'ordre pratique qui fonctionne : identifier l'obligé CEE et accepter son offre avant de signer le devis ; déposer le dossier MaPrimeRénov' et attendre la notification avant de démarrer ; demander l'éco-PTZ à la banque avec les devis signés et les formulaires remplis ; remettre à l'entreprise l'attestation de TVA avant facturation.

Aucun de ces quatre points n'est écrit au même endroit. C'est précisément ce qui fait perdre des aides à des gens qui y avaient droit. Le guide sur le cumul des aides reprend la chronologie complète.

Le rôle de la banque, et ce qui fait refuser

L'éco-PTZ est distribué par les établissements ayant signé une convention avec l'État. Tous ne le proposent pas avec le même empressement : il n'est pas rémunérateur pour eux, et il demande une instruction spécifique.

Ce qui fait refuser un dossier, dans l'ordre de fréquence observée :

Un taux d'endettement insuffisant. C'est un prêt, et la capacité de remboursement s'apprécie comme sur n'importe quel crédit.

Un formulaire type incomplet ou mal rempli par l'entreprise.

Une attestation RGE expirée, ou portant sur un domaine différent de celui des travaux.

Un devis trop imprécis pour permettre de vérifier les caractéristiques techniques exigées.

Des travaux déjà commencés au moment de la demande.

Le conseiller France Rénov' du secteur connaît les établissements qui distribuent réellement le produit sur le territoire. C'est une information locale qui ne figure nulle part en ligne, et c'est une bonne raison de passer ce rendez-vous gratuit avant de faire le tour des agences.

Le délai de trois ans, et comment il se consomme

Les travaux doivent être réalisés dans les trois ans suivant l'octroi du prêt. Sur un projet en plusieurs phases, ce délai s'épuise plus vite qu'on ne le croit : une isolation en année un, un changement de système en année deux, des menuiseries en année trois, avec des entreprises qui ont chacune leur carnet.

Passé le délai, la banque peut exiger le remboursement anticipé de la part non justifiée. C'est au contrat, et cela s'applique.

La recommandation de méthode est simple : demander le prêt quand les devis sont signés et les entreprises engagées sur des dates, pas quand le projet est encore à l'état d'intention. Un prêt obtenu trop tôt est un compte à rebours lancé pour rien.

Le cas du propriétaire bailleur

Un bailleur peut mobiliser l'éco-PTZ, sans condition de ressources, sur un logement achevé depuis plus de deux ans destiné à la location comme résidence principale.

Une condition spécifique s'ajoute : le logement doit être loué dans les six mois suivant la fin des travaux. Source : service-public.fr fiche F19905, vérifiée le 29 août 2026.

C'est un délai serré sur un bien qui sort de travaux, et il se planifie au moment de fixer la fin de chantier plutôt qu'après. Sur ce point comme sur le conventionnement, voir Loc'Avantages.

Le cas de la copropriété

Un éco-PTZ collectif existe pour financer des travaux sur les parties communes ou d'intérêt collectif, souscrit par le syndicat des copropriétaires. Chaque copropriétaire y participe à hauteur de sa quote-part, et il peut par ailleurs souscrire un éco-PTZ individuel pour ses parties privatives.

Le calendrier d'une copropriété étant ce qu'il est, avec une assemblée générale par étape, ce montage se prépare longtemps à l'avance. Voir MaPrimeRénov' Copropriété.

Ce qu'il faut retenir avant d'aller en agence

Le logement a plus de deux ans, il est en résidence principale, les entreprises sont RGE sur le bon domaine, les devis sont détaillés, les formulaires types sont remplis, et aucun travail n'a commencé.

Si ces six conditions sont réunies, le dossier tient. S'il en manque une, il ne passera pas, et il vaut mieux le savoir avant le rendez-vous que pendant.

Vérifier ce que vous avez retenu

Cinq questions sur les montants, la durée et les conditions de l’éco-PTZ. Rien n’est enregistré et rien n’est envoyé : les réponses restent dans votre navigateur.

  1. Quel est le montant maximal d’un éco-PTZ en performance globale ?

  2. Quelle est la durée maximale de remboursement dans le cas général ?

  3. L’éco-PTZ est-il soumis à une condition de ressources ?

  4. Qui supporte les intérêts du prêt ?

  5. Quelle est l’ancienneté minimale du logement ?

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